La naissance de Ganges se perd dans la nuit des temps. Les premiers peuples connus qui ont habité le canton de Ganges furent les Volques Arécomiques venus de l’est et qui s’installèrent sur tout le contrefort des Cévennes et dans les hautes garrigues.
La position stratégique de Ganges (entre plaines Languedociennes et Cévennes et au confluent de l’Hérault, de la Vis et du Rieutord) a permis à Ganges d’être depuis la plus haute Antiquité un lieu de passages et d’échanges (présence de minerais dans la région comme le fer, le plomb ou l’argent) : des tombeaux, poteries et monnaies gallo-romaines ont été retrouvés sur les hauteurs de la ville, dans le quartier de la gare.
Au Moyen Age, Ganges prend son essor et crée sa physionomie architecturale que l’on retrouve dans son tracé actuel. La vieille ville est caractéristique des villes cévenoles médiévales. C’est un dédale de ruelles étroites, de traverses voûtées, d’arcs, de jardins et cours en étage. La place Fabre d’Olivet, anciennement place couverte abritait le marché médiéval. Aujourd’hui on peut aller à la découverte des « Chemins de Traverses » qui relient les ruelles entre elles. Au passage, on pourra admirer une des neufs fontaines qui alimentaient la ville au XVIIIe siècle (rue Frédéric Mistral).
Au n°27 de la Grand’Rue l’Hôtel Bertrand de Maisonneuve a gardé l’aspect des demeures de ces aristocrates industriels qu’étaient les soyeux du XVIIe siècle.

Le « vieux » Ganges était un village médiéval entouré de murailles. Pour entrer dans la ville, il y avait 4 portes :

  • La porte du Bouquié (face au pont de St Hippolyte du Fort)
  • La porte de la Croix (face au Temple protestant)
  • La porte du Four (Rue des Barrys)
  • La porte de Laroque (que l’on situe aujourd’hui au n°21 rue Portail de Laroque)

A l’emplacement des halles actuelles se dressait le château (détruit en 1905). A côté de ce dernier se trouvait l’église dédiée à St Pierre construite au XIIe siècle.

Ganges, ville d’artisans drapiers et de commerçants.
Le véritable essor de Ganges se situe au XVIe et XVII° siècle au moment où profitant de son organisation communale, de sa situation géographique privilégiée, Ganges est devenu une ville, un centre urbain préfigurant de l’avenir brillant qui sera le sien durant des décennies. Dans l’ensemble des Cévennes, la culture du mûrier, base de l’élevage du ver à soie est en plein développement. Spécialisé dans la soie de luxe, la cité devient au début du XVIIIe siècle, le siège des soyeux, fabricant de bas si finement confectionnés qu’ils acquirent une renommée internationale. Nos bas s’exportent jusqu’aux U.S.A en passant par le Brésil, l’Argentine ou encore la cour d’Angleterre. Au milieu du XIXe, les cantons de Ganges et de Saint-Martin de Londres comptent 21 filatures (1400 bassines) et 6 moulineries. A Ganges même, la filature occupe 1000 ouvriers (900 femmes) et la bonneterie 400 (200 femmes).
« Au bas de Ganges
Dans votre soie flambant neuf, par le monde entier prenez l’envol
Jolis bas de Ganges »
Extrait d’un poème de Marcellin fin 1800

A la fin du XIXe siècle après plusieurs crises de la sériciculture, l’industrie du bas de soie va totalement péricliter. La création de bas se maintiendra à Ganges jusqu’en 1965 avec l’apparition des fibres synthétiques et en particulier le nylon.

Aujourd’hui, Ganges compte plus de 4000 habitants et est principalement un lieu d’échanges où commerçants et artisans sont installés. Le grand marché du vendredi est l’image de cette plaque tournante commerciale et touristique.

Nos Illustres Gangeois

  • La Marquise de Ganges - Au XVIIe siècle, Ganges fut le théâtre d’une célèbre affaire criminelle : l’assassinat de la Marquise de Ganges le 17 mai 1667 par ses beaux frères et avec la complicité de son mari.
  • Jean-Antoine Soulier – Général de Brigade (1766-1835) est né dans la maison de l’ancienne poste.
  • Antoine Fabre d’Olivet - Né à Ganges en 1768, mort à Paris en 1825. Littérateur et philologue, poète, linguistique célèbre, précurseur du Félibrige. Maison de Naissance place Fabre d’olivet.
  • Jules Emile Planchon - Botaniste né à Ganges en 1823, mort à Montpellier en 1888. Membre de l’Académie de Médecine et correspondant de l’Académie des sciences. Il sauva le vignoble français du phylloxera. Un Buste a été édifié sur le plan de l’Ormeau.
  • Armand Sabatier - Savant né à Ganges en 1834, mort à Montpellier en 1910. Professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier, correspondant de l’Académie des Sciences et créateur du Musée océanographique de Sète.

    Autour de Ganges...en randonnant :
  • L’Oliveraie : Sur les hauteurs de la colline de Ranz, randonnée au milieu des oliviers sur les vieux chemins des cultures.

    Retrouvez toutes les randonnées du Sud Cévennes sur le carto-guide "Autour de Ganges et Sumène".

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