Situation géographique et géologique

La région Languedoc-Roussillon se situe dans une aire biogéographique le pourtour méditerranéen que l’on appelle hot-spot (point chaud) de biodiversité : il s’agit d’une zone caractérisée par une grande richesse faunistique et floristique.

Le pays Gangeois s’inscrit au cœur de cette région, entre mer et contrefort des montagnes Cévenoles (Séranne), où l’Homme a aussi façonné ce pays à travers l’agro-pastoralisme. C’est pour sauvegarder cette richesse naturelle et culturelle que l’UNESCO a inscrit les Cévennes au Patrimoine mondial de l’Humanité.

Le paysage aux alentours est largement dominé par la garrigue. De l’étymologie préceltique « garric » (l’arbre du rocher ou le chêne vert), la garrigue est une formation végétale, sur sol calcaire, adaptée au climat chaud et sec. Ce calcaire peut avoir une bonne capacité de « réserve en eau », ce qui explique partiellement la survie de la végétation et certains animaux dans ce milieu sans sources ni points d’eau, même en période de sécheresse.

La richesse de cette région rend difficile la présentation sommaire de la Faune et la Flore des garrigues. Cette richesse peut se traduire par quelques chiffres : la flore est composée d’au moins 700 espèces dont 60 protégées sur le plan national et régional. La faune des garrigues est tout aussi importante : chez les vertébrés cette faune comprend plus de 50 espèces de mammifères dont 15 de chauves-souris, plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux nicheurs (Association CO Gard) dont les trois-quarts sont protégées et 5 inscrites à la directive espèce de l’UE, sans oublier 21 espèces de reptiles et de batraciens. Concernant les invertébrés connus il faut noter 53 espèces de libellules (appelées aussi Odonates) sur les 97 recensées en France, plus de 100 papillons de jour (diurnes), mais aussi scorpions, araignées, phasmes, mantes religieuse...

La flore est constituée d’une mosaïque de milieux, de différents habitats et associations végétales :

  • les euzières ou forêts de chênes verts (ou Yeuse, Quercus sempervirens). Cette garrigue est accompagnée d’une flore à feuilles persistantes : pistachier lentisque (Pistacia lentiscus) ou térébinthe (Pistacia terebinthus), le viorne-tin (Viburnum tinus), l’alaterne (Rhamnus alaternus), et d’un cortège de lianes qui persistent dans les milieux ouverts : salsepareille (Smilax aspera), chèvrefeuille (famille des Caprifoliacées), et la garance voyageuse (Rubia peregrina). Délaissés aujourd’hui par les fabricants de charbon de bois et par les tanneurs, (grands utilisateurs d’écorce), les yeuses atteignent souvent une taille respectable.
  • les pelouses sèches calcicoles, au sein desquelles on trouve de nombreuses orchidées, des genévriers communs (Juniperus communis) ou cades (Juniperus oxycedrus).
  • les landes sèches associées à la présence de chênes kermès (Quercus coccifera)
  • les rouvières ou forêts chênes blancs (Quercus pubescens). Dans les zones plus froides, grâce à des sols plus profonds et plus riches en eau, le chêne pubescent, remplace le chêne vert. Son association floristique est riche d’arbres à feuille caduques (perd ses feuilles en hiver).

Renseignements :

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http://www.cpn2007.org/

Arbouse Chêne vert Pistachier Salsepareille Genevrier cade Feuilles de chênes blancs Orchidée