Cèzas - 30440 Sumène
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La situation surélevée du Prieuré peut faire supposer qu’il a été édifié sur un lieu sacré fréquenté depuis la plus haute antiquité et que les cultes païens ont dû s’y succéder jusqu’au christianisme : tertres et collines recevant les premiers rayons du soleil et les derniers, signalaient, en effet, aux yeux de nos lointains ancêtres, une présence divine.

D’autre part, la dédicace à St Martin, très fréquente, surtout près des anciennes voies de communication, serait aussi un indice de la récupération de croyances païennes : St Martin, grand voyageur-missionnaire, s’était en effet acharné à lutter contre ces cultes et on donnait son nom en manière d’exorcisme, aux chapelles édifiées à la place d’anciens temples païens.

Quelques siècles plus tard…
Un prieuré est, à l’origine, la succursale d’une Abbaye mère qui, ayant hérité de terres, y implante quelques moines pour les faire fructifier.

Les Abbayes de St Etienne St Sauveur de Tornac, St Pierre de Sauve et St Germain de Montaigne sous Alès possédaient toutes des droits féodaux sur des terres à Cézas. Ces Abbayes ayant été détruites au XVIème s. et leurs archives brûlées, on ignore à laquelle des trois se rattachait le Prieuré.
Le Prieuré a connu de nombreuses vicissitudes : guerres de religion (XVIème), guerre des camisards (XVIIIème) (le mobilier et une partie de la maison presbytérale sont brûlés). A la Révolution, si l’église est conservée comme monument, la cure, achetée par le curé réformé accueillera sa femme et ses enfants. Au XIXème siècle les bâtiments deviennent une ferme. Au début du XXème siècle elle est occupée par un marchand de cochons.

  • Accès libres aux extérieurs
  • Possibilité de randonner autour du prieuré (sentier du prieuré)
  • Accueil de groupes et visites accompagnées à la demande